Biographie de Jacky

Né le 18 juillet 1961 à St Lô dans la Manche, j’ai très vite été plongé dans l’ambiance du MX, par le biais de mon père Jules et de mon frère aîné Denis qui étaient à la fois amateur et pratiquant de ce sport spectaculaire.
Limité par la législation Française de l’époque, qui interdisait la pratique du motocross avant l’âge de 16 ans, c’est très rapidement que l’on résolut le problème en s’expatriant régulièrement, le temps d’un week end en Grande Bretagne où dès leur plus jeune âge les apprentis pilotes se retrouvent dans des courses de “school boys” tant et si bien qu’à l’âge “réglementaire” où tout le monde débute , j’avais déjà derrière moi une petite expérience et un petit palmarès...Nous avons été les précurseurs .
C’est en 1978, à 16 ans révolus, que je découvrais les championnats de France, avec ma première inscription en catégorie junior; comme l’avait fait trois ans avant moi mon frère Denis (formé à la même école) je m’imposais coiffant dés lors ma première couronne de champion de France.

Remarqué par l’importateur Yamaha, je débutais dés 79 une longue collaboration avec la firme japonaise, avec qui je grimpais tous les échelons: de 1979 à 1988 championnats de France 125, 250 cc, puis 500 cc , championnats du monde 125, 250, puis 500 cc.
Outre ma participation au championnat de France 125 inter (que j’enlève au finish) l’année 79 sera marquée par ma première participation à une épreuve de championnat du monde 125 cc, à l’occasion du grand prix de France. Douzième d’une manche, je goûte là à ce qui deviendra mon pain quotidien dès l’année suivante, où je dispose d’une moto d’usine. Marquant des points au championnat du monde dès ma seconde course, en Autriche, je termine onzième au terme de ma première participation aux championnats du monde.
Chaque année, en dépit d’ennuis physiques (fracture de la jambe début 81, opération du genou en 82, péritonite aiguë et embolie pulmonaire en début 83...) je m’améliore aux classements final: neuvième, sixième, septième, le tout agrémenté de titres nationaux à répétition.

De la routine nait l’ennui, et c’est pourquoi dès 82 en championnat de France, je tente l’expérience des 250, puis 500 cc. Expériences concluantes qui m’incite en accord avec mon employeur, à monter en 250 cc dés le début 84, au sortir d’un Paris Dakar où les grands médias me découvrent.

Dès mes premiers pas en championnat du monde 250 cc, lors du grand prix de France, je remporte la première manche et domine la deuxième jusqu’à ce que la mécanique ne lache...Partie remise, et tout au long de cette saison d’apprentissage j’alterne le bon et le moins bon, abandonnant dans des manches, en remportant d’autres et faisant retentir à deux reprises la Marseillaise, ce que seuls Daniel Péan et Jean Jacques Bruno avaient fait avant moi. Finalement vice champion du monde derrière l’Autrichien Heins Kinigadner, j’ai trouvé avec la 250 cc chaussure à mon pied...

Dans l’esprit de tous, le champion du monde 85 doit être Français... Effectivement, je faisais un début de saison fracassant, dominant tous mes rivaux, les survolant même en certaines occasions dont un historique GP de France disputé dans la boue, à Gimont. A la veille de la finale, en Allemagne je me retrouve dans une situation inédite pour un Français: en tête du championnat du monde, avec à mes trousses un colosse nommé.... Kinigadner. Et le jour où il ne le fallait pas, je suis méconnaissable, pris par l’enjeu... La saison s’achève sur un nouveau vice champion du monde à deux petits points du titre...

Début 86, je frappe fort, en m’imposant dans les trois premiers GP de l’année: Hollande, Autriche, France, à chaque fois dans des conditions de course très différentes (sable,neige et boue, terrain dur). Le métier est rentré, la mécanique est rodée, et rien ne pourra plus cette fois ci m’arrêter pour devenir, quelques mois plus tard, le premier champion du monde Français de motocross. Finalement victorieux de sept des douze GP, je suis sacré champion deux GP avant la fin du championnat.

Pour fêter comme il se doit cet événement historique, une soirée est donnée courant septembre dans un grand cabaret parisien, en l’honneur du 1er champion du monde français. Hélas, ce qui devait être une grande fête tournera au drame, suite à une erreur du machinisme je chute de neuf mètres de haut et me blessant très grièvement notamment à la colonne vertébrale. 86 qui devait être une année de joie se terminera dans la tristesse et la douleur, avec une carrière brisée net...



Déjà début 83, au moment de mon embolie pulmonaire, mes qualités m’avaient évité une issue fatale... Alors, apres avoir pris connaissance des conséquences de ce stupide accident: luxation de l’épaule droite, fracture et déplacement de l’omoplate droite, trois côtes cassées, luxation du genou droit avec rupture du ligament croisé antérieur, luxation de la première et deuxième lombaire avec rupture des ligaments et disjonction pubienne et sacro-iliaque. Je ne vois pas autre chose que de relever le défi imposé, je ne pensais cas une chose: marcher. et puis, très vite j’ai repensé motocross, sur mon lit d’hôpital, sur les tables d’opérations, au centre médical de Granville, chez moi...le motocross que je ne voulais, que je ne pouvais quitter comme cela, sur cet accident stupide, alors que j’arrivais au sommet de mon art. Six mois après mon accident, au prix de nombreux efforts, je remontais sur une moto ,m’engageais, à nouveau dans les épreuves internationales, puis devais me rendre à l’évidence: je n’étais pas prêt. Au soir du premier GP 500 cc 87, je décidais de remettre à plus tard mon retour sur les circuits.
Nouveau passage sur la table d’opération obligatoire suite à des douleurs persistantes, avec l’aide de mon épouse et mon mécanicien je me forge un nouveau moral, une nouvelle condition physique, reprends l’entraînement, fis des tests avant mon grand retour, à la fin de l’été 87, tant en championnat de France qu’au mondial , finale GP de Suisse terminant troisième, je montrai alors qu’il faudrait compter sur moi en 88.
88, une vraie saison d’apprentissage de la catégorie 500 cc, qui n’est pas sans me rappeler 84 : des succès( victoires de manches en Suède, Italie , des podiums en Suisse, allemagne, une victoire de GP en Suède) des abandons, des exploits, des malheurs.
Tout cet acquis, j’ai souhaité le mettre à profit en 89, mais en perdant l’aide de Yamaha ,je me voyais contraint de repartir à zéro en créant ma propre structure privée, avec l’aide d’un pool de sponsors et Honda France. Une saison qui sera marquée par la douleur et une fracture du poignet ce qui ne m’empêchera pas de remporter un treizième titre national en 500 cc.
Fin très douloureuse d’une carrière et d’une retraite anticipée .

Débute alors une nouvelle vie, je veux apporter mon savoir faire et mon expérience aux jeunes espoirs Français. Pour cela je rencontre la fédération Française de motocyclisme et décidons ensemble d’unir nos moyens et notre passion au service du sport Français. Cette même année( 91) je suis une formation de préparateur physique à L’I.N.S.E.P (institut national du sport et de l’éducation physique) sélection de l’équipe de France espoirs et élabore toute la partie technique des contenues nécessaire à obtention du diplôme d’état spécifique moto.
92, je m’associe partiellement avec Oxbow qui me charge du programme de préparation et d’entraînement d’Yves Demaria. Le résultat est payant , le jeune pilote Marseillais décroche son meilleur résultat jamais obtenu: vice champion du monde en 125 cc. Ceci n’est qu’une étape et en 94, fin de la collaboration avec la F.F.M, plein temps avec Oxbow avec une double responsabilité,1/ amener Y Demaria sur la plus haute marche du podium 2/former une nouvelle recrue : Sébastien Tortelli.
Deux ans plus tard on retrouve Yves Demaria avec un nouveau titre de vice champion du monde 125 cc et l’année suivante une troisième place au championnat du monde 250 cc.

Quand à Sébastien Tortelli apres avoir terminé troisième en 95, en 96, il monte sur la plus haute marche du podium et être ainsi le plus jeune pilote titré de toute l’histoire du motocross. Un nouveau titre viendra le couronner en 98 dans la catégorie supérieur la 250 cc.
Suivront en suite, en 2001, David Vuillemin avec qui j’ai travaillé un an aux états unis pour un excellent résultat final: vice champion U.S, SX 250 cc. Mickael Pichon vice champion du monde 250 cc ,Pascal Leuret , Nicolas Aubin, Cyrille Coulon, la liste est encore longue.
Transmettre mon savoir et rendre à mon sport ce qu’il m’a apporté sont désormais ma principale préoccupation.

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Face au succès de l'an dernier et à votre demande, je vous propose un nouveau stage physique et mental pour cet hiver :
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